Le 5 mars 2005, le journal Le Monde publiait un article sur le nouveau profil multiculturel des grands musées français. Il soulignait que « ces établissements agrandis, rénovés, au personnel plus nombreux, sont confrontés à des charges de plus en plus lourdes », sans compter les projets d’ouverture d’antennes en France et à l’étranger (par ex., Louvre et Centre Pompidou).
« Le mécénat est plus aléatoire, mais il monte en puissance depuis la loi du 1er août 2003, qui permet aux entreprises de déduire 60 % du don effectué du montant de l’impôt dû », explique-t-on dans l’article (loi relative au mécénat, aux associations et aux fondations). Les dirigeants des grands musées sont incités par l’État à augmenter leurs ressources propres, comme en témoigne la réforme des musées nationaux qui, en contrepartie d’une plus grande autonomie et d’une modernisation des dispositifs d'acquisition d'œuvres d'art, entre autres, encourage les musées à offrir un meilleur accueil au public, à se lancer dans l’action territoriale et intensifier leur rayonnement sur le plan international. Le nouvel établissement public signe un contrat d’objectifs et de moyens pluriannuels avec l’État. Limité au Louvre, ce type de contrat de performance s’étendra bientôt à d’autres musées.
Source :
FABRE, Clarisse. « Les musées nationaux sur les traces de l’entreprise », Le Monde, 5 mars 2005.