II - Parcours thématique Musique

La musique occupe une place très importante dans la culture des autochtones comme dans celle de la plupart des peuples de la Terre. Souvent, dans la tradition amérindienne, elle est accompagnée de danses. On l'utilise surtout lors de cérémonies sacrées et de célébrations, mais elle peut aussi donner lieu à des jeux.

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U de M 3

Photo: Luc Bouvrette et Sophie Limoge
Laboratoire d’ethnomusicologie et d’organologie (LEO) de la Faculté de musique de l’Université de Montréal

Hochet Tortue, Kanyahte'ka'nowa
Anonyme, culture iroquois-senecas
XXe siècle
Carapace de tortue; bois
Laboratoire d’ethnomusicologie et d’organologie (LEO) de la Faculté de musique de l’Université de Montréal

Ce hochet iroquois est un instrument de musique et de danse utilisé et créé par le peuple Sénéca, originaire de la région frontalière entre le Québec et les États-Unis. Secoué, cogné contre les cadres de portes ou frotté à l’écorce de certains arbres, il est utilisé lors de rituels de guérison ou lors d'invocations faites avant la récolte du tabac. Dans la cosmologie sénéca, le monde repose sur le dos d’une tortue. On dit que « lorsque le hochet est utilisé, le créateur, un géant, essaie de faire bouger les montagnes ».

 

U de M 2

Photo: Luc Bouvrette et Sophie Limoge
Laboratoire d’ethnomusicologie et d’organologie (LEO) de la Faculté de musique de l’Université de Montréal

Tambour, Tewegan
Anonyme, culture innue?
XXe siècle
Peau; bois; plume; fibres
Laboratoire d’ethnomusicologie et d’organologie (LEO) de la Faculté de musique de l’Université de Montréal

Ce tambour, appelé tewegan, est composé d’une peau tendue par deux cerceaux de bois. Une lanière de cuir lie le cerceau intérieur au cadre du tambour, réglant ainsi la tension de la peau. Des pointes de plumes enfilées sur deux cordes, jouant le rôle de timbre, viennent vibrer contre chacune des deux faces de la peau lorsque l'on joue. Ce tewegan est originaire de la ville de North West River, au Labrador.

 

Avataq 1

Charlie Patsauq fonds

Rebecca Naktairaaluk et Nellie Echalook effectue un chant de gorge pour Madame Bacon et le Ministre Savoie
Charlie Patsauq
1988, XXe siècle
Photographie
Institut culturel Avataq  

Cette photo a été prise au village inuit de Puvirnituq, dans le nord du Québec, en 1976. On y voit deux femmes pratiquant le chant de gorge. Il s'agit d'une sorte de compétition ou de jeu, qui se joue en duo. Ce chant est pratiqué uniquement par les femmes et ce, lorsque les hommes s’absentent pour aller à la chasse. Le but du jeu est de continuer de chanter le plus longtemps possible sans rire ni s’essouffler.

 

MBAM 3

Kent Monkman

La danse au berdache (détail)
Kent Monkman
2008, XXIe siècle
5 projections vidéo en couleurs avec bande sonore sur écran de polyester et cadre d'aluminium
Musée des beaux-arts de Montréal – MBAM

Cette installation de l’artiste contemporain cri Kent Monkman est composée de cinq projections. Sur chacun des écrans en forme de peau de bête, on peut voir des vidéos de l’artiste travesti dansant. Cette œuvre est une interprétation contemporaine d’un rituel traditionnel autochtone. Dans les sociétés amérindiennes, le berdache, aussi appelé « être aux deux esprits », est un personnage masculin qui adopte les vêtements et les codes sociaux des femmes.

 

MBAM 2

Photo: MBAM, Christine Guest

Hochet-corbeau
Anonyme
Vers 1870, XIXe siècle
Bois, pigment
Musée des beaux-arts de Montréal – MBAM

Cet objet provient des populations de Tsimshian de la Colombie-Britannique. Il a été réalisé en 1870 et est associé aux pratiques chamaniques. Le corbeau a une valeur symbolique importante dans la mythologie des autochtones de la côte ouest. À l'époque de sa création, ce type de hochet était utilisé presque exclusivement par les chefs de tribus, soit au cours de danses de bienvenue, soit comme symbole de pouvoir.

 

McCord 1

Musée McCord

Tambour à cadre avec baguettes
Barry Wilson
1986, Fin du XXe siècle
Peau, bois, peinture
Musée McCord    

Ce tambour a été réalisé par l’artiste haisla (nation originaire de la Colombie-Britannique) Barry Wilson en 1986. Barry Wilson est né en 1952 dans le village de Kitamaat. Son grand-père et son oncle lui ont appris le métier de sculpteur. Une fois sorti de l’école, il s’est consacré uniquement à sa carrière artistique. Ce tambour a été créé pour être vendu en tant qu’œuvre d’art et non pour être utilisé par les populations autochtones.

 

McCord 3

McCord 3 Détail

Musée McCord

Cape de danse
Anonyme
1900-1918, XXe siècle
Toile et tissu de coton, perles de verre, rubans de soie, peau, cauri, grelots de laiton, fil de coton
Musée McCord  

Ce vêtement de danse est utilisé chez les Nehiyaw, Cris des plaines. Il a été créé entre 1900 et 1918. Dans les Prairies canadiennes, la production de vêtements et d'accessoires de cérémonie décorés de broderies de perles pour les danses sociales et les événements spéciaux a connu un essor tout au long de la période d'établissement des réserves, à compter des années 1880.Ce vêtement de danse a été fabriqué et utilisé par une femme Nehiyaw, Cris des plaines.

 

McCord 6

McCord 6 Détail

Musée McCord

Bâton de danse
Anonyme
1865-1900, XIXe siècle
Crin de cheval, peau, plume, ruban de soie, bois, clous en laiton, fer, peinture synthétique
Musée McCord  

Ce bâton de danse a été réalisé entre 1865 et 1900 par un homme de la nation assiniboine ou nakoda originaire des plaines du Nord. Cette sculpture témoigne du respect et de l'admiration que les peuples des plaines vouaient au cheval et de la fierté qu'inspirait la relation entre les chevaux et leurs propriétaires. L'objet a pu être fabriqué à la mémoire d'un brave cheval tombé au champ de bataille ; il a aussi pu être utilisé par un conteur pour reconstituer une scène de bataille ou un raid. Il est possible également que le bâton ait servi lors de danses cérémonielles. Il aurait alors été enfourché par un acteur.

 

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